Résumé
Il était là, immobile. Il avait un regard si triste, si las. Comme s’il avait déjà tout vécu. Il était debout, appuyé contre le mur, une cigarette à la main. Personne ne l’approchait, personne ne lui parlait. Il était seul. Toujours seul. Ce garçon m’intriguait énormément. Son regard si triste, si noir, si perdu. Il semblait en vouloir à l’humanité toute entière. Je le regardais tous les jours depuis longtemps déjà. Tous les jours, à la même heure, il patientait au même endroit. Mais qu’attendait-il ? Je voulais le découvrir. Tous les jours je l’observais. La solitude ne semblait pas le gêner. Il avait même l’air soulagé que personne ne vienne le voir. Je crois que je le trouvais impressionnant, d’une certaine manière. J’admirais son calme. Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’il avait dû beaucoup souffrir. Je ne savais pas si je devais l’approcher. Comment réagirait-il si j’allais lui parler ? Lui qui était toujours si seul. Je pensais qu’il ne me prêterait aucune attention. Comment peut-on vraiment savoir si quelqu’un recherche la compagnie des autres ou s’il veut vraiment être seul ? Comment être sûr que le geste qu’on s’apprête à faire ne va pas blesser quelqu’un ? Je me suis toujours posé ces questions. Ces questions qui ne cessaient de m’envahir l’esprit lorsque je l’admirais. Car oui, c’était bien de l’admiration que j’avais pour lui. Je le trouvais différent. Attirant, même. Je crois aussi que, dans toute ma naïveté, je le trouvais « cool ». Mais qu’est-ce qu’être cool, au fond ? Il n’était pas cool, non. Il avait simplement besoin d’aide. Mais ça, je ne l’ai pas compris assez tôt...
Et voilà! La surprise est finalement arrivée. Je me doute que certaines ne s'attendaient pas à ça et peut-être qu'elles seront déçues mais ce n'est pas grave. Je voulais publier ce chapitre en même temps que le chapitre 9 de JNTRP (ouah! compliqué le sigle! pfiouuuu) mais j'ai pas eu la patience nécessaire donc le voici avant l'heure.
Je précise que l'histoire n'est pas gaie. Elle est très différente de ma première fic, plus complexe, plus construite et plus réfléchie aussi.
Seconde précision, je compte écrire cette histoire en parallèle à une autre. Pourquoi? Parce que Déchéance est très triste et donc je me suis dit que ça pourrait être bien d'alterner entre triste et drôle. Car oui, ma troisième fic sera humoristique! Mouhahahaha vous êtes mal barrées avec mon humour pourri! xD
Bref, je ne sais pas si je réussirai à écrire de fics en même temps alors je tiens à préciser tout de suite que si je dois mettre une fic en pause, ce que j'espère ne pas avoir à faire, ça ne sera pas Déchéance car elle me tien vraiment beaucoup à coeur.
Re-bref, je vous laisse la découvrir. J'espère que vous aimerez. Bisoux à touteuh! Je vous n'aime fort!!! ![]()
PS : Désolée à ceux qui ont reçu ma newsletter totalement inutile mais je voulais tester la fonction xD. Promis je recommencerai plus^^.
Ayeuuuuuuuuuuh! Pourquoi vous m'avez fessée à coups de pelle?? Ca fait mal!!!![]()
PSS : Bon allez, re-bisoux. (Faut vraiment que j'arrête de dire des conneries xD)![]()
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Il était là, immobile. Il avait un regard si triste, si las. Comme s'il avait déjà tout vécu. Il était debout, appuyé contre le mur, une cigarette à la main. Personne ne l'approchait, personne ne lui parlait. Il était seul. Toujours seul. Ce garçon m'intriguait énormément. Son regard si triste, si noir, si perdu. Il semblait en vouloir à l'humanité toute entière. Je le regardais tous les jours depuis longtemps déjà. Tous les jours, à la même heure, il patientait au même endroit. Mais qu'attendait-il ? Je voulais le découvrir. Tous les jours je l'observais. La solitude ne semblait pas le gêner. Il avait même l'air soulagé que personne ne vienne le voir. Je crois que je le trouvais impressionnant, d'une certaine manière. J'admirais son calme. Je ne pouvais pas m'empêcher de me dire qu'il avait dû beaucoup souffrir. Je ne savais pas si je devais l'approcher. Comment réagirait-il si j'allais lui parler ? Lui qui était toujours si seul. Je pensais qu'il ne me prêterait aucune attention. Comment peut-on vraiment savoir si quelqu'un recherche la compagnie des autres ou s'il veut vraiment être seul ? Comment être sûr que le geste qu'on s'apprête à faire ne va pas blesser quelqu'un ? Je me suis toujours posé ces questions. Ces questions qui ne cessaient de m'envahir l'esprit lorsque je l'admirais. Car oui, c'était bien de l'admiration que j'avais pour lui. Je le trouvais différent. Attirant, même. Je crois aussi que, dans toute ma naïveté, je le trouvais « cool ». Mais qu'est-ce qu'être cool, au fond ? Il n'était pas cool, non. Il avait simplement besoin d'aide. Mais ça, je ne l'ai pas compris assez tôt. Chaque jour j'hésitais à aller le voir. Qu'aurais-je pu lui dire ? Je ne connaissais même pas son nom. Mais à vrai dire, son nom n'avait aucune importance pour moi. Je voulais simplement le connaître, entendre le son de sa voix. J'avais l'impression de le connaître un peu mieux de jour en jour, c'était stupide et j'en étais conscient, mais c'était tout de même ce que je ressentais. Je le trouvais beau, mystérieux. Ses habits noirs ne faisaient qu'augmenter cet effet. Je le voyais comme un garçon secret, solitaire et perdu. A cette époque je n'aurais jamais pensé que notre relation aurait pu aller aussi loin. Je voulais m'en faire un ami, juste un ami, un simple ami. Je ne le connaissais pas et pourtant j'avais l'impression de l'avoir déjà connu avant. Si ce jour-là avait été comme les autres, notre histoire n'aurait peut-être jamais existée. Je m'en souviens parfaitement. J'en avais assez de ne l'observer que de loin, je voulais le voir, lui parler face à face. Je n'ai jamais réussi à expliquer ce sentiment qui m'habitait. De l'espoir, de l'envie, du désir, de l'affection peut-être aussi. Je ne sais pas. Je ne savais pas comment il réagirait mais je suis tout de même allé lui parler. J'avais très peur, je l'avoue. Et quand je suis arrivé devant lui, je fus frappé par la noirceur de ses yeux. Ils lançaient des éclairs à quiconque osait le regarder ou même ne serait-ce que faire un pas pour aller lui parler. Ses yeux étaient si noirs. Je pouvais y lire tellement de choses. De la maturité trop vite gagnée, une profonde tristesse, une grande aversion pour l'être humain aussi. Mais tout cela, je ne l'ai compris que plus tard. Ce garçon avait dû beaucoup souffrir. Au fond de moi, je crois que je ressentais de la pitié pour lui. Mais je savais qu'il ne voulait pas la pitié des gens. Il l'avait déjà trop supportée. C'est étrange mais j'ai l'impression que, rien qu'en fixant ses yeux si expressifs, j'en avais appris beaucoup sur lui. Je me souviens que j'étais resté là, devant lui, sans rien dire, sans rien faire. Je ne savais pas quoi dire. Ce garçon m'intimidait. Et, je n'y avais jamais réfléchi mais je ne savais même pas quel âge il pouvait avoir. Sans doute dix-huit ans, peut-être un peu plus. Je voulus parler mais je ne savais pas quoi dire. Il m'avait remarqué. Il me regardait si froidement. Ses yeux semblaient vouloir me montrer que je n'étais pas le premier à essayer et que, comme tous les autres, je n'étais pas le bienvenue. Mais j'étais têtu, à cette époque, et je ne pouvais me résoudre à le laisser seul. J'avais toujours aidé les gens seuls, pensant que la solitude ne convenait à personne mais je me trompais. Parfois la solitude est le meilleur des remèdes. Mais j'étais jeune, idiot, naïf et j'avais la tête remplie d'idées toutes faites sur la vie et le bonheur. Je ne pouvais pas comprendre qu'on puisse vouloir être seul, moi qui avais toujours redouté la solitude. Je m'étais vite senti ridicule, à fixer les yeux du mystérieux garçon en silence. Il me regardait. Il ne bougeait pas, il ne parlait pas, il me scrutait. Il semblait me prendre encore pour l'une de ses personnes venues le voir, intriguées par sa solitude volontaire, dont il n'avait rien à faire. Il ne cherchait pas la compassion des gens. Il ne cherchait même plus à se faire accepter par la société. Elle l'avait rejeté depuis longtemps déjà. Il porta sa cigarette à sa bouche et en tira une bouffée. Un nuage de fumée me fit tousser. Il ne se croyait pas supérieur. Il se fichait simplement du monde qui l'entourait. Lorsqu'il rabaissa sa cigarette, ses yeux croisèrent les miens. Ses lèvres bougèrent de façon infime pour former un sourire sarcastique. Il me regarda quelques secondes sans rien dire. J'étais totalement hypnotisé. Ses yeux étaient magnifiques. Son visage était fin mais ses traits étaient durs. Des rides précoces apparaissaient sur son front presque masqué dans son intégralité par des cheveux noirs et lisses. Quelques mèches tombaient devant ses yeux, voilant son champ de vision et lui donnant un air rebelle. Ses sourcils noirs étaient épilés. Son nez était très fin et sa bouche était pulpeuse et rose. Les contours de ses lèvres étaient bien dessinés. Je relevais mon regard sur ses yeux. Le garçon ramena sa cigarette à sa bouche et ferma les paupières pour s'avourer son goût. Je pus voir qu'il se maquillait les yeux. Ses paupières étaient peintes en noir et ses yeux étaient cernés de la même couleur. Ca ne me choquait pas. Son maquillage lui donnait un air méchant. Sans doute s'en servait-il pour dissuader les gens de nouer des liens avec lui. Les gens ont tellement peur de la différence, de nos jours. Ils fuient ceux qui osent affirmer leur petite excentricité comme la peste. J'avais tout de suite deviné que ce garçon avait été fui mais je ne pensais pas qu'il cherchait à être fui. Je pensais bien que ce garçon ne devait pas avoir beaucoup de contact avec la société mais j'étais loin de me douter qu'il n'en avait aucun. Ou tout du moins, pas dans la réalité. Je n'ai pas été capable de parler, cette fois-là. Je ne savais ni quoi dire, ni quoi faire alors j'avais décidé de passer mon chemin. Je ne savais pas si je le reverrais. Enfin, je savais que je le reverrais bientôt, mais aurais-je le courage d'aller lui parler à nouveau ?