- Monsieur Tatsuki ! Monsieur Tatsuki ! hurla Lay.
L'intéressé s'arrêta, résigné.
- Quoi, Lay ?
- Je…Je ne veux pas que ça se termine comme ça.
Dove soupira. Il semblait las, fatigué. De larges cernes noirs soulignaient ses yeux rougis par le manque de sommeil. Il n'avait sûrement pas dormi de la nuit.
- Je t'ai déjà dit ce que j'en pense, Lay ! Maintenant laisse-moi tranquille.
- Non, je ne veux pas parler de vous et moi ! Je veux dire, je ne veux pas que ça se termine comme ça entre vous et Daniel, reprit Lay, Il est malheureux sans vous. Il ne me parle plus mais je le vois bien, qu'il est malheureux sans vous. Vous savez, j'ai été son meilleur ami pendant longtemps et je sais quand il va mal.
- Je ne veux plus rien avoir à faire avec vous deux. C'est à cause de toi si nous en sommes là, Lay !
- Quoi ? Vous rigolez ? C'est vous qui m'avez séduit pour que je couche avec vous ! C'est vous qui m'avez convaincu que ça allait vous aider ! C'est vous qui vouliez oublier ! Mais oublier quoi, bordel ? Je veux au moins savoir à cause de quoi vous avez foutu en l'air votre couple !
Dove soupira à nouveau.
- Que j'ai trompé Daniel. C'est ça que je voulais oublier. Mais maintenant ce n'est plus la peine, n'est-ce pas ?
- Mais c'était juste un baiser ! C'était rien ! Et maintenant vous allez vous en vouloir parce que vous avez trompé Daniel avec moi !
Tatsuki ne répondit rien. Il en avait assez de cette discussion qui tournait en rond avec cet adolescent qui ne comprenait rien à rien. Il s'en alla alors vers sa voiture garée un peu plus loin.
- Vous fuyez ! Vous fuyez toujours de toutes façons ! Vous n'êtes qu'un lâche !
Dove se stoppa. Lui, un lâche ? C'était le comble. On l'avait déjà traité de tous les noms, mais jamais on ne lui avait dit qu'il était lâche. Le prof se força à s'asseoir dans sa voiture et à démarrer sans rien répondre.
Une fois arrivé chez lui, Dove écouta ses messages vocaux. Il l'avait encore appelé. Lui qu'il ne voulait plus jamais revoir. Dove soupira. Pour une fois, il allait répondre. Il allait rappeler cet homme qui l'avait séduit, il y a longtemps. Il décrocha le téléphone et attendit qu'une voix chaude lui réponde avant de la couper.
- Viens tout de suite, maintenant, chez moi !
Puis, Dove raccrocha et attendit. Il savait que Grégoire viendrait. Ca faisait tellement longtemps que son ancien amant voulait le revoir. La sonnette de sa maison ne tarda pas à retentir.
- J'arrive !
Dove ouvrit la porte et laissa entrer son invité sans un sourire.
- Bonjour, moi aussi je vais bien merci de l'avoir demandé, ironisa Grégoire.
- On est pas là pour les présentations ! La chambre est à droite.
- Hey ! Presse pas ! On a tout notre temps ! Qu'est-ce que t'es devenu depuis le temps ?
- On n'a pas tout notre temps ! T'es venu là pour baiser et c'est ce que je veux alors arrête de parler maintenant !
Grégoire sourit. Dove avait bien changé. A l'époque, pour rien au monde il n'aurait couché avec lui sans sentiment, juste pour la baise. Mais ce n'était pas pour lui déplaire. Il entraina alors le prof dans la chambre où il le déshabilla avec empressement. Dove descendit rapidement vers l'entrejambe de son ex. Il lui retira son boxer d'un coup sec et mit directement le pénis déjà dressé en bouche. Il ne fit pas attention à ses sensations. Il se dégoûtait trop. Mais il ne valait que ça. Il entendit Grégoire le prier d'accélérer, lui dire qu'il était bon. Mais il s'en foutait. Il ne voulait même pas que son ex prenne du plaisir. Il voulait juste s'autodétruire. Il ne l'écouta pas lorsqu'il lui dit qu'il allait éjaculer. Il remonta directement et se retourna pour bien montrer à Grégoire qu'il voulait se faire prendre. Celui-ci fut étonné mais ne dit rien, bien trop heureux de l'occasion qui se présentait. Il introduit alors brutalement son sexe dans l'anus de Dove qui hurla. Le professeur intima à son compagnon de baise l'ordre d'aller plus vite, ce que fit Grégoire sans discuter. Il faisait des va-et-vient toujours plus rapide en Dove qui ne cessait de hurler, ne prenant visiblement aucun plaisir à la chose. Puis, dans un coup plus violent que les autres, Grégoire se déversa en Dove puis commença à se retirer. Mais Dove le retint.
- Encore.
- Quoi ? Mais je vais te…
Dove ne lui laissa pas le temps de répondre et enfonça de lui-même le pénis de son ex dans son anus. Grégoire n'eut d'autre choix que de bouger, le plaisir l'ayant déjà atteint. Ses coups étaient toujours plus brutal, beaucoup plus violent que la première fois. Dove ne disait rien. Il ne criait même plus. Il subissait simplement. Il subissait ce qu'il s'était lui-même infligé. A nouveau, lorsqu'ils eurent fini, Dove en redemanda. Comme la fois passée, Grégoire accepta. Mais ce petit jeu malsain lui plaisait de moins en moins. Dove était en train de s'autodétruire, de se faire mal volontairement mais il ne savait pas pourquoi. A la fin de leur quatrième fois, Dove en redemanda encore. Mais cette fois, Grégoire se rebella.
- Non, Dove ! Ca suffit ! T'as l'anus défoncé, en sang et tu tiens plus sur tes pieds ! Ca suffit maintenant !
- Me fait pas rire, Grégoire, ricana Dove d'une voix amer, depuis quand t'es devenu un saint ?
- Je ne suis pas un saint, mais je sais quand m'arrêter. Tu te fais du mal pour rien. C'est malsain.
- je m'en fous ! Tout ce que je veux c'est qu'on m'encule sans poser de question ! Et puis, t'as bien donné quatre fois sans protester, tu pouvais continuer.
- J'ai dit non, Dove ! s'énerva Grégoire.
- Oh arrête ! On sait très bien toi et moi que tu aimes ça, brutaliser les gens ! T'aimes enculer tout ce qui bouge ! Je suis là pour toi alors vas-y merde ! Ca fait combien de temps que t'attendais ça, hein ?
- Je t'ai déjà pris quatre fois et c'est déjà trop !
- Oh ! Putain t'es qu'une merde ! T'es même pas capable de tirer ton coup quand tu peux ! On sait tous les deux que t'as jamais été un saint ! Tu t'es pas gêné pour baiser avec toutes les putes du quartier, qu'importe leur sexe, quand je sortais avec toi !
- J'ai changé, Dove.
- Personne ne change.
- Toi tu n'as pas changé. Tu te donnes simplement une contenance, mais tu es toujours le gars malsain, perverse, brutal et obsédé que j'ai trouvé. Ca ne m'étonnerais que moyennement que tu touches encore à la drogue, répliqua Grégoire.
- Je me shoote plus, si c'est ça que tu veux savoir ! Et tu as raison, je n'ai pas changé ! Je ne peux pas ! C'est ta faute si je suis comme ça ! C'est toi qui m'as fait plonger !
- Oh ! C'est facile de rejeter la faute sur moi ! Je ne t'ai jamais obligé à coucher avec moi ! Ni à te droguer, ni à quoi que ce soit d'ailleurs ! Tu as toujours été plus qu'entreprenant !
Dove ne répondit rien. Grégoire avait raison, de toutes façons. Tout était sa faute. Il resta là sans bouger. Il se sentit glisser contre le mur, toujours nu. Puis, il entendit une porte s'ouvrir et se fermer et puis plus rien. Le silence total. Grégoire était parti et Dove se retrouvait à nouveau seul, complètement paumé, enlisé dans la drogue et la violence, comme neuf ans auparavant.
Je fais dans la joie et la bonne humeur en ce moment, comme vous le voyez^^. Il vous a plû mon chapitre? Vous ne le trouvez pas trop glauque?